Mon trip aux baleines

C’est lors d’un souper bien arrosé que mon amie et moi on s’est décidé à se clancher un «trip aux baleines» cette année. Destination : Tadoussac.

Pour les néophytes, Tadoussac c’est un petit village côtier qui ne vivrait pas sans tourisme et sans traversier. Je voudrais bien voir de quoi ça a l’air en hiver. Anyway.

On s’est rendu là samedi dernier. Notre départ en zodiac étant à 13h30, on arrive là vers 11h le matin dans l’optique de faire quelques boutiques, de dîner, et de prendre la mer. Finalement, la seule boutique qu’on a faite c’était pour m’acheter des mitaines parce que Jésus Christ qui faisait frette. Une fois ces moufles de survie achetés, ont est allée se nourrir dans un petit resto attenant à un hôtel. On arrive là et y’a pas un rat dans la place. La serveuse vient nous voir et prend notre commande. Sauf que, moi ça s’adonne dans vie que j’aime pas vraiment les tomates ni les olives noires. Et comme c’était apparemment les principaux constituant de mon burger, j’ai gentiment demandé à la serveuse de ne pas les mettre (je vous rappelle qu’on était les deux seules clientes). «Je suis désolée madame, les cuisiniers ne veulent pas changer les assiettes.» -Non mais cris, c’est sur que tu me niaise à matin.- Je réponds donc d’un seul petit «Ah bon, c’est vrai que ça a l’air le bordel aujourd’hui han.», qui faisait clairement ressortir mon dédain face à la lâcheté des cuistos. Finalement on a bien mangé, j’ai fait 8 pipis et on est partie attendre notre navette.

Parce que ouais, les parkings sont payants à la marina. La compagnie étant sympathique, elle affrète un autobus pour charrier ses curieux petits touristes à partir de l’un de leur bureau situé à quelques kilomètres du quai.  Notre transport était prévu pour 13h00, embarquement à 13h15 et départ à 13h30. Face à cette bâtisse la, il y a une genre de petite cabane qui couvre l’ouverture d’une calvette en dessous d’une route. Sérieusement, je sais pas combien de hippie ont couché dans ce tuyaux la, mais y’en a sorti trois ou quatre et y’en a arrivé d’autre. Dont un avec son violoncelle… non je ne me trompe pas avec un violon. Je parle bien de l’instrument qui fait une fois et demi ma grandeur. On a donc baptisé ça le «terrier à Hippie». Ça fait qu’on est là, il est environ 12h50, on attend l’autobus qui finit par arriver. On monte dedans pour se faire kicker-out par la suite parce que «c’est l’autobus qui part pour le gros bateau». Fine, beaucoup moins de kids en perspective. Le chauffeur, appelons le Paul-André, est visiblement un vrai petit rayon de soleil, avec indice UV de 11+, genre met de la crème parce qu’il va te brûler le gueux. Paul-André repart donc avec son sourire charmant porter son chargement humain au gros bateau. Quand il revient, on le voit s’arrêter quelques maisons plus loin, mais pas de notre côté de route, et il repart sans même venir nous prendre. Il est 13h05, on commence à moins trouver ça drôle et on va voir les petites madames du bureau coordonnateur qui appellent Paul-André pour lui dire qu’il en a oublié deux plus une batch de français. Paul-André est revenu nous chercher et nous a embarquer et croyez-le ou non, il a laissé les français là alors qu’ils courraient derrière le bus. Non mais han, sacré boute-en-train.

On arrive donc sur place où ils nous donnent une veste de sauvetage et des pantalons (pas du tout imperméables) et on saute dans le zodiac, littéralement. Notre capitaine, appelons le Pascal, semble tout juste émerger de la puberté. C’est rassurant. Nous partons finalement à la recherche de bélugas, de baleines bleues, de baleines à bosses et de petits rorquals de toutes sortes. Ce fut assez fructueux, la baleine bleue est vraiment très jolie, mais elle est pas venue super proche. Pis oui, est vraiment bleue. La baleine à bosse par exemple, une vraie guidoune ! Elle était a environ 5 mètres de nous autres, plongeait, revenait manger, replongeait. Tu te sens assez petit à côté de ces animaux là, c’est bien. Notre chum capitaine Pascal, lui, avait beaucoup de plaisir avec son homonyme d’un autre zodiac. Quand on a eu terminé de regarder Bobby (la baleine), ils ont décidé de nous torturer. Ils nous ont donc amené en slalom faire une ride dans le fjord entre la Baie Sainte-Catherine et Tadoussac en prenant bien soin de chevaucher les remous causés par les autres bateaux… Sinon, il est où le plaisir han ? Ça fait qu’on s’est fait mouillé en sacrefice. Pis l’eau du fleuve un 6 septembre… c’est pas l’eau de ma piscine en juillet mettons. On a finit par revenir sur terre, en un seul morceau, bien frais, mais un seul morceau.

Après cette belle aventure là, faut bien se nourrir ! On s’est trouvé une belle petite boulangerie tenue par un beau rastaman aux yeux très bleus. Il nous a gentiment servi notre café filtre/latte avec notre sandwich qu’on est allé manger dehors. Le soleil dans face, à manger mon sandwich avec confit d’oignon (non mais qu’elle idée de génie !), en écoutant la gang de hippie du tuyau chanter pis jouer de la guitare, c’tais digne d’un film de Woody Allen.

Là j’ai un coup de soleil pis des crottes de yeux de sel marin. Bonne nuit.

Post scriptum : Aux deux françaises qui me cachaient la vue quand Bobby était de votre bord; je vous emmerde. Bienvenue au Québec.

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