Problème de soutien

J’suis quelqu’un de difficile.

Genre quand j’étais petite, j’ai déjà expliqué que c’était un calvaire de m’acheter des bobettes. Quand je dis calvaire c’est pas un «mon enfant veut uniquement manger des putins de Froot Loops pour déjeuner – calvaire – », c’est plutôt un «mon enfant mets toujours les trois mêmes paires de bobettes trouées, tachées et étirées même s’il en a 26 paires de nouvelles avec des Mickey Mouses dessus – calvaire -». J’étais, je suis, folle exigeante.

Le problème s’est récemment transféré au niveau du soutien de la poitrine. Pour vous mettre en contexte, je suis rendue assez enrobée pour que techniquement je doive aller dans des boutiques spécialisées.

Techniquement.

Sauf que mentalement, je n’en suis pas là, et ça perturberait certainement ma confiance en moi à un point où ça m’tente pas tellement de prendre le risque. Ça fait que j’ai contourné le problème et je suis allée magasiner dans une boutique de future maman.

Le bonheur total.

J’ai trouvé le soutien idéal. C’était il y a 1 an et demi. J’en ai acheté 4.

En l’espace de deux semaines, mes deux derniers ont brisé. Le cerceau a cassé en deux et m’a légèrement transpercé. J’étais tranquillement assise dans mon auto, sur le chemin du retour après le boulot. J’ai alors senti un léger «clouc» sous mon sein. J’ai tout de suite su que j’étais dans la merde. Deep, deep shit.

J’ai dû aller en magasiner un de toute urgence.

Magasiner cet objet de torture, je trouve ça pire que d’aller chez le gyné. C’est jamais beau quand tu l’essaye. Quand c’est trop neuf, c’est fucking raide. Ça te fait des bourrelets dignes d’un bébé Michelin. Tu t’étire les muscles d’épaule en essayant d’attacher ça parce que les bretelles sont jamais assez allongées pour un premier essai. Fek tu l’enlève, t’allonge les bretelles et tu le remets ou bien t’es wild et tu prends le fast-track en les allongeant alors que tu le porte, une des bretelles te glisse des mains et tu te claque le dos.

Là tu te regardes dans le miroir droit dans les yeux avec un regard de mort.

À ce moment-là, tu crève de chaud, la p’tite madame te demande si la grandeur est bonne. T’es pas sur si tu veux crier ou pleurer. Tu souffle fort dans tes naseaux et tu réponds que tu viens juste de réussir à mettre le premier et qu’il t’en reste 8 à essayer. En d’autres mots, t’arpasseras dans une heure, fille.

Le modèle que j’ai trouvé il y a deux ans, il a été discontinué. C’est ce qui a rendu l’épreuve si difficile. Parce que t’sais, c’est clair que j’en aurais racheté trois ou quatre comme lui et que j’aurais eu la paix encore un bout de temps. J’suis une vraie communiste des sous-vêtements. À la place de ça, j’en porte un en probation. Probation parce que c’est un nouveau modèle que je n’ai pas acheté parce que je trouvais beau/confortable/pratique/économique/vieille pantoufle mais parce que c’était le moins pire. Juste le moins pire. Être le moins pire est actuellement son unique qualité. J’ai dû abandonner mon classique noir ou beige pour quelques chose de semi noir/rouge iridescent. J’me sens comme une mère Noël horny qui a pris une débarque dans la marmite de lait de poule.

Aujourd’hui, à 27 ans, je me dis que je me plaignais tellement pour rien, back in the days où je portais un tout petit 36 B.

Nostalgie, quand tu nous pogne.

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