Jumpons dans la psycho-pop

Faisons maintenant un petit détour dans le merveilleux monde de la psycho-pop, prends ma main et accompagne moi.

 

D’après de nombreux sites internet, je suis une personne qualifié d’hypersensible. Pas dans le sens où je passe ma vie à pleurer en voyant des photos de bébés chats, mais plutôt dans le sens où mes précieux sens sont facilement irritables.

En d’autres mots, tout me dérange. Ou presque.

Ce site d’origine belge présente l’hypersensibilité comme suit : «L’hypersensibilité représente une sensibilité plus forte que la moyenne aux impressions et aux stimuli du monde extérieur qui conduit à une amplification des ressentis et de leurs conséquences. L’hypersensibilité n’est pas un trouble mais un trait de caractère qui se retrouverait chez 10 à 20% de la population […].»

10 à 20 %!!!!

Y’a quand même une bonne nouvelle là-dedans ; j’ai pas de ‘’trouble’’ officiel.

Cependant, je tolère mal les bruits. Que ce soit trop de gens qui parlent, le bruit d’un clavier, de la musique qui m’intéresse pas parce que la sonorité me semble trop agressive, trop de lumière, pas assez de lumière, je ne tolère aucun vêtement dans lequel je ne suis pas ultra confortable et si un parfum ne te vas pas bien pis que t’abuse du spray, crois-moi que je te blacklist. No offense. C’est pas que je t’aime pas, mais tu pue.

 

Je me la suis pas inventée cette caractéristique-là. Je tolérais tellement pas le changement quand j’étai jeune que j’en avais des idées noires. Un jour, j’ai eu droit au super combo ‘’changement de chambre et de lit, arrivée d’une petite sœur et entrée à la maternelle’’. Ce fut une période sombre.

L’histoire des vêtements confortables non plus ça remonte pas à hier. Demandez donc à ma mère le nombre de paires de bobettes qu’elle m’achetait avant de tomber sur un modèle que je daignais tolérer. «Le lastique est trop serré, le tissu pique […].». Je les mettais tellement souvent ces heureuses élues qu’il ne restait souvent que l’élastique et qu’on devait les jeter et recommencer le cycle de torture que représente le magasinage de petite culotte.

Ma relation avec le bruit est quand même ancienne aussi. J’ai toujours eu besoin de dormir dans un silence absolu. Quand mes parents avaient de la visite, j’étais immanquablement la tache qui demandait sans cesse qu’ils fassent moins de bruit en jouant au canasta. Quand ma mère s’est mis à ronfler ça été quelques choses aussi… pis ma chambre était au sous-sol ! J’ai aussi déjà parlé de la musique à mon père qui m’a mené à une tentative de sabotage de son CD préféré. J’ai pas d’âme.

 

Aujourd’hui j’essaie de m’assouplir. Et j’insiste sur le choix de mots ‘’j’essaie’’. Dans le publique ça se passe quand même pas pire. C’est dans le privé que ça se corse. Après une journée de travail où j’ai eu mon quota de bruit en tout genre, rendu chez nous et sur le trajet de retour, je suis plutôt intolérante. Y’a peu de musique qui passe au conseil. J’apprécie le silence ainsi que les couvertures mises à ma disposition dans le salon et je m’emballe dans mon petit cocon avec plaisir.

C’est vraiment juste la pointe de l’iceberg, tout ça. C’est quelques choses de présent dans toutes les sphères de ma vie. Et à voir les statistiques, on est une méchante gang dans ce boat-là.

 

Juste pour vous dire, j’sais pas pour vous, mais sur la photo en haut, je trouve que le petit arbuste en bas à gauche vient tout scrapper l’effet calme et réconfortant de l’image. Il m’énerve.

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2 réflexions sur “Jumpons dans la psycho-pop

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