Certaines choses peuvent changer

Je vous exposerai pas de long en large à quel point j’étais une enfant particulière, mais je peux quand même vous conter une petite
anecdote qui vous en donnera une brève idée.
Qui restera brève.
Je dormais au sous-sol depuis la naissance de ma petite soeur que j’aimais pas encore à l’époque. 

Contrairement à elle qui aurait pu ronfler au beau milieu d’un champ de mine, j’avais besoin de silence et de calme pour m’adonner au sommeil profond. D’ailleurs c’est encore comme ça aujourd’hui. 
Dans le temps, on avait un système de son au rez-de-chaussée dans lequel mon père adorait faire jouer du Céline Dion, Sarah Brightman et Andrea Bocceli – volume au bout – parce que sinon, c’est bien connu, c’est vraiment moins bon.
Durant ce temps, moi je capotais dans mon lit parce que je ne pouvais pas dormir et que mes demandes pour la diminution du volume n’étaient pas considérées. 

Je me tirais les cheveux, me mettais la tête sous les couvertures et les oreillers. Je tentais vainement d’essayer de focaliser sur autre chose.

Un de mes amis me dit souvent que je serais vraiment plus heureuse si je m’attardais pas à haïr chaque sons ou bruits qui me fait pogner les nerfs. Tu m’as tellement pas connu à 5 ans. En fait t’aurais dû, tu comprendrais définitivement mieux.
Un jour, j’ai tenté d’exécuter le CD d’Andrea Bocceli. Je me suis levée quand tout le monde dormait, j’ai sorti le disque de son étui et je l’ai mordu. J’ai tenté de déchirer la pellicule avec mes nouvelles dents d’adulte. J’ai essuyé ma bave et j’ai remis le CD là où il se trouvait, satisfaite de mon coup et convaincue que mes nuits s’en trouveraient grandement améliorées. 

Nope.
Ce fut un cuisant échec. 
Aucune grafigne sur le disque. Il marchait toujours comme un neuf. Pas longtemps après, mon père a reçu des écouteurs en cadeau – THANK GOD – et mon supplice a été abrégé, finalement. 

Le fait cocasse là-dedans, c’est que j’ai finit par me l’acheter le CD. 

Des fois ça passe random dans mon auto pis je trouve ça joli. Et je peux clairement comprendre le calme que ça lui procurait après une sale journée de travail au bout de son poteau à -40. 

Même que, si j’allais en Italie, je tripperais en maudît de le voir en spectacle. 

Le gars a fait construire un amphithéâtre, le Teatro del Silenzio, dans sa ville natal. Il vient y chanter une nuit par année et le reste du temps l’amphithéâtre extérieur reste complètement silencieux. 

J’sais pas pour toi mais moi j’ai des frissons juste d’y penser. 
C’est sur ma bucket list

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2 réflexions sur “Certaines choses peuvent changer

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