Comment je ne tombe pas enceinte

Aujourd’hui je te transporte quelques part de très personnel et j’ai nommé : mon système reproductif.

Allez, embarque dans le bus magique.

Comme plusieurs jeunes femmes de ma génération et de celle actuelle, j’ai commencé à prendre la pilule contraceptive vers l’âge de 15 ans. J’étais pas très bonne pour me souvenir de la prendre mais si j’en juge par la fausse régularité provoquée par ce comprimé, il fonctionnait quand même.

J’ai tenté une première fois de l’arrêter en 2008. Six mois après l’arrêt, mes règles n’étaient toujours pas revenues. Un médecin que j’ai consulté à l’époque m’a recommandé de la reprendre car manifestement mon corps ne voulait même plus produire ses propres hormones, et que ne pas en avoir du tout était susceptible de nuire à ma santé. No pressure.

J’ai donc recommencé jusqu’en 2010.

Une peine d’amour et le début de l’université ont été deux éléments déclencheurs qui m’ont convaincu de prendre un brake des garçons et que c’était le parfait moment pour dire adieu à ma béquille hormonale. J’ai donc mis Yasmin à la poubelle et j’ai attendu… 6 mois. Puis deux ans pour voir apparaître l’ombre d’une rikiki et très précaire régularité. Ce délai de pas d’allure est assez pour que je ne reprenne jamais au grand jamais de contraceptif hormonaux, peut-importe la forme prescrite.

Depuis maintenant 6 mois, je suis adepte de la méthode sympto-thermique. Je me suis intéressée à cette méthode après avoir lu le billet de Stéphanie Boulay du blog Les Populaires. Non, ce n’est pas une secte (j’parle pas du blog là, mais bien de la méthode). Et non, ce n’est pas la même chose que la méthode du calendrier… la roulette russe c’est pas mon truc. La méthode consiste à déterminer les périodes fertiles au cours du cycle et ainsi pouvoir cibler les moments où l’abstinence serait de mise ou bien ne pas négliger l’utilisation d’une barrière telle le condom.

En gros, je prends ma température basale à chaque matin.

First thing in the morning.

Genre, j’ouvre mes yeux et je me mets le thermomètre dans la bouche. À date, vous en conviendrai, c’est pas compliqué. J’ai une belle petite application nommée Kindara qui me permet de compiler ces données et de visualiser l’évolution de mon cycle. Pour être optimale dans la méthode, il faut également évaluer la hauteur, dureté et ouverture du col ainsi que la glaire cervicale.

J’ai eu super de la misère à me trouver un thermomètre basal par exemple. Genre ça pis les bouillottes 1 L, j’ai comme l’impression que c’est pas des top vendeurs dans une pharmacie. Le Tempra les clenche raide.

Depuis que je me suis tournée vers cette méthode alternative, j’ai l’impression de mieux me connaître. Je reconnais des patterns, mes PMS et surtout, elle me permet de ne pas me reproduire. À date c’est quand même efficace.

Mon utérus is still a virgin. (Rock on.)

Par contre, je ne me serais pas embarqué avec cette méthode durant mon adolescence. Je n’avais pas la maturité et la discipline nécessaire. Je sais que j’aurais manqué de constance. Mais genre, la p’tite fille post-BACC en chimie que je suis aujourd’hui, qui a toujours une faim un peu trop intense pour les sciences, est partiellement satisfaite en compilant ces données et en réalisant à quel point le corps humain est une machine bien rodée. J’ai comme l’impression de réaliser une étude scientifique sur mon propre body. Pis j’haïs pas ça.

Comme je ne prends pas la méthode à la légère, je passe une bonne partie de mon temps libre à m’instruire sur celle-ci. Je lis des articles scientifiques et médicaux, je lis des témoignages de réussite ainsi que d’échec de la méthode. Parce que pour bien réussir, il faut voir là où les autres ont échoués.

Je suis presque devenue une orthodoxe de la méthode. Je m’explique : dernièrement, j’ai lu un résumé d’étude* qui disait que les anti-inflammatoires pouvait empêcher une ovulation. J’ai donc considéré les tylénols comme des p’tits démons.

Une soirée bien arrosée m’a rapidement ramenée un peu plus près de la clôture de la neutralité et j’essaie d’y rester.

Mes ami(e)s proches, et même les pas proches maintenant, me trouvent surement tannante avec ça.

J’suis pas une témoin de Jehova de la méthode.

C’est juste que j’éprouve à peu près la même fébrilité, à chaque matin, que celle qu’a du éprouver Newton quand il a catché le truc sur la gravité en se prenant une pomme par la tête.

 

*Comme je suis pas top top dans les Internets. Googlez «NSAIDs dramatically reduce ovulation with consistent use» dans Google si vous voulez le lire.

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3 réflexions sur “Comment je ne tombe pas enceinte

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