Je suis humaine

Je m’enlignais pour écrire un titre du genre «Je suis lunatique.», puis j’ai googlé lunatique. Finalement j’ai décidé de pas mettre ça parce que :

«Lunatique est un terme généralement utilisé pour désigner un trouble de l’humeur et/ou de la personnalité chez un individu.» (Wikipedia)

«Dont l’humeur change souvent» (linternaute.com)

«Dont l’humeur, les dispositions à l’égard des autres changent trop souvent» (larousse.fr)

Pas que ce soit complètement faux, mais j’ai plutôt choisi «Je suis une humaine». Parce que j’ai des comportements communs à beaucoup d’autres humains. Même ceux que je trouve moi-même bizarres, un peu limites ou vraiment particuliers (j’parle pas des humains là, mais bien des comportements…) sont généralement répandus comme la malaria en Afrique.

En voici quelques exemples dans lesquels vous saurez peut-être vous reconnaître dans une moindre, ou bien plus grande mesure!

Des fois, je suis comme deux humaines en une. Pis une essaie de manipuler l’autre. Je vis dans le déni régulièrement. Genre le ménage.

Pousser des graines subtilement en dessous du poêle.

Me dire que je puisque je ne les vois plus, elles n’existent plus.

Pas avoir hâte que de quoi brise pis que mon père tasse le poêle.

Bonjour les graines.

Sourire stupide avec les dents.

Père découragé.

Un autre bel exemple. Mon beau frère m’avait acheté une bouteille de lait en verre avec une vache dessus. Super cute. – J’bois jamais de lait.- Je m’achète un petit litre que je mets dans la dite bouteille. Je la vois changer au fil des semaines. Je ne vide pas la bouteille. Elle motonne, se déphase, pis fait des bulles. Je la regarde en me disant qu’elle va sûrement sentir pas bon. Fek je la laisse là. Parce que l’odeur est comme dans bouteille, pas en dehors. Alors à part visuellement, c’est pas vraiment dérangeant.

À un moment donné, la première humaine (elle qui a du bon sens) décide que ça a plus de bon sens et la vide pour la laver. O.h. b.o.y. C’tais plus du lait, mais de la grosse crème sure. Et j’ai jamais senti de fosse à fumier qui puait de même. Ça tombait en motte dans le lavabo pis le débit de mon robinet tient plus du goûte à goûte que de la chute Niagara, alors ça vraiment été long avant d’en venir à bout.

J’ai plus racheté de lait depuis ce temps là. Fek à toutes les fois que je veux manger un Kraft dinner, j’ouvre systématiquement la porte du frigo pour observer l’évidente absence du quart de tasse de lait dont j’aurais besoin. Des fois je dis que j’ai fait ça pour la science, j’ai l’air moins conne.

 

J’suis impulsive, mais tellement insécure. Des fois je pars sur une go et prends une série de décisions insensées. Je suis régulièrement victime des présentoirs d’achat proches des caisses. Tic-tacs, gommes, revues, fromage. Name it. Je ne dois pas entrer dans un rayon de 10 km d’une épicerie quand j’ai faim. C’est sérieusement dangereux pour mon compte chèque.

Mon côté insécure, lui, se montre la face à chaque prise de décision. Importante ou pas. Je peux passer 10 minutes en face de deux paquets de poulet pis hésiter sur lequel prendre.

«1 ou 2 poitrines…

1 ce serait assez….

Si tu veux des restes ça en prend 2…

Ouais mais je mange jamais de reste….

Bin justement faudrait peut-être que tu considères cette option…

Non j’haïs ça…

Essaye dont avant de dire que t’haïs ça….

Bon ok on va prendre les 2 estis de poitrines, mais je veux un paquet de biscuit en échange…

Mais t’en mange tout le temps juste 1 pis le reste du paquet meurt sur le comptoir!!…

Ta gueule. C’est le deal. 2 poitrines pis des biscuits.»

J’ai régulièrement ce genre d’argumentation dans ma tête. Il s’en dit des mots à la minute là dedans. C’est fatiguant. Pis là je vous parle de choisir entre deux paquets de poitrines de poulet. Imagine quand il est question de sous-vêtement pis de choix d’étude et de carrière. Je m’étourdis pis je pleure.

 

Je suis désorganisée. Pis quand on me force à être organisée, j’éprouve une angoisse profonde. Concrètement : mes horloges sont jamais à l’heure. À toutes les damnées fois que je les mettais à  l’heure, je perdais le courant pis c’était à refaire. Fek je me suis adapté et j’ai un processus de (+/-) à faire. Genre mon four indique 3h17 et je sais que j’ai à faire +2h22 minutes pour avoir l’heure juste fek il est 5h39,… j’ai faim.

L’horloge de mon salon fonctionne juste plus. Probablement une histoire de batterie. Alors y’e toujours midi moins deux. C’est une belle heure midi moins deux. Alors ça me dérange pas qu’il soit midi moins deux tous les jours de ma vie dans mon salon. Mon père dit qu’elle est à l’heure deux fois par jour. C’est une bonne moyenne au bâton, si tu veux mon avis.

L’horloge de mon auto était restée à l’heure de je sais pas quand, en tout cas, j’avais une heure de retard sur le reste du Québec. Le calcul était vraiment simple… +1. Ça prend pas la tête à Papineau. L’autre jour je vais au garage pis mon grand talent de garagiste qui a rien compris de ma vie l’a remise à l’heure. J’ai été une semaine à avoir une très sérieuse décharge d’adrénaline à toute les fois que je regardais l’heure, que j’effectuais le +1, et que je constatais que j’étais crissement en retard partout où j’allais.

J’imagine que j’suis pas toute seule de ma gang. Statistiquement c’est impossible.

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