Ma relation avec Noël

Mes souvenirs de Noël de quand j’étais jeune se résume à devoir faire une sieste (auquel je résistais avec obstination), une messe interminable (sauf quand j’étais dans la chorale), plein de nourriture, des cadeaux, beaucoup de monde, des robes inconfortables et finalement une atroce envie de dormir (parce que j’aurais du faire une sieste finalement).
Maintenant j’ai grandis. Je ne fais toujours pas de sieste; c’est pour les faibles. Et je n’éprouve pas tant de joie à l’idée de vivre un réveillon. Non. Mais j’aime les journées qui nous mènent à cette dite soirée. J’aime pas faire mon arbre de Noël, ça fait des graines. Mais j’adore regarder mon arbre tout illuminé assis dans mon salon avec une coupe de vin.
J’aime la musique de Noël. Mais pas n’importe quelle. Fais moi pas saigner des oreilles avec du Mario Pelchat; je ne serai plus ton amie. Le jour ou She and Him a produit un album de Noël je pleurais de bonheur. Écoute, si tu pré-commandais l’album tu pouvais même te procurer des mitaines! Parle moi d’un affaire hot. Mais j’tais pauvre fek j’ai pas commandé les cool mitaines. En tout cas peut-importe, volkswagen m’en ont donné, je ne gèlerai pas. Le cd de She and Him donc, je commence a l’écouter au mois de septembre, en cachette d’abord. Pis je fais tranquillement mon coming out durant le mois d’octobre pour complètement m’assumer au mois de novembre. Un même cd qui te fais vivre à la fois de la nostalgie, une pincée de tristesse, de la joie, de l’envie. Des fois ça me donne même envie de souhaiter du bonheur aux autres. Ça ne peut donc pas me faire de mal.
Les centres d’achat: ark. Il existe pas pire place dans le temps des fêtes. Mon délicieux côté agoraphobe ressort au quintuple. C’est pourquoi je m’y rends généralement sur l’heure du souper le lundi ou le mardi = presque la paix. Y’a des boutiques qui valent la peine d’être vue, où tu entre et tu voudrais tout acheter. Mais y’en a pas une qui vaille la peine que je me casse le cul a y aller un jeudi soir. Des fois je me sens patiente et d’humeur joviale et contrevient à ma règle du « jamais le jeudi soir », et toute cette jovialité s’envole quand j’arrive dans le parking. S’en suit donc un marathon d’évitement de personnes à mobilité lente et de bitchage mental. Quand je sors de là, j’suis aussi épuisée que si j’aurais accouché. Pas que j’aie déjà accouché. Mais tsé dans les films ça a l’air tuff. Ouais, c’est quand même une métaphore qui a de l’allure. Le magasinage des fêtes c’est comme un violent accouchement. Une suite infini de grognement, d’impatience et d’envie irrésistible de crier (des mots pas beaux genre,) pour finalement regarder avec amour et satisfaction personnelle le fruit de ce labeur.
Les calendriers de Noël aussi c’est cool. Mais j’suis pas super assidue sur le chocolat. Genre mes kilos en trop je les dois davantage au popcorn qu’au chocolat. Fek faut qu’il soit bon. Genre Laura Secord. Un manner ma sœur m’en a offert un; j’tais folle comme d’la marde. Là, je me suis forcée a y penser. Les Lindt ont l’air succulents aussi. Hm ouais, des Lindt.
En tout cas. Noël s’en vient. J’écoute ma musique de Noël, pis j’contente. J’ai pas hâte de magasiner, mais j’ai hâte qui neige. J’ai hâte de cuisiner des desserts, mais pas de les manger. J’ai vraiment pas hâte de faire mon sapin, mais j’ai vraiment hâte de le regarder.
Ma relation avec Noël est pleine de contradiction.
By the way, le calendrier de l’avent de Lindt est en spécial chez Jean Coutu à 9,99$ cette semaine. C’est fucking malade.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s